
Lorsque Corentin Jourdan, marin au long cours retiré sur son
lopin de terre de la presqu'île du Cotentin, sauve la vie de Sophie Claisange, il ne sait pas encore que son destin vient de basculer. Ce sauvetage lui a fait remonter en mémoire des souvenirs
personnels et amoureux enfouis aux tréfonds de son âme, celui de Clélia, sa cousin décédée. Lui qui s'était promis de ne plus jamais tomber amoureux, le voilà parti pour Paris, ville de
perdition, à la recherche de sa belle sauvée des eaux un matin brumeux de janvier 1894.
de la baraque. L'indépendance, la vraie". Seulement, ce métier ne comporte pas que des avantages. Des inconvénients,
aussi. Et ceux-ci sont de taille. Voilà que notre remplaçant chevronné assiste, médusé, à un meurtre dans le quartier de la Villette. On n'y estourbit pas que les animaux d'abattoir. Les belles
de nuit aussi.
ardue. L'enquête mènera Victor Legris et son acolyte Joseph
Pignot des bas-fonds de la capitale aux beaux salons feutrés de la bourgeoisie parisienne, à la recherche d'indices sur la vie et les fréquentations de Louise Fontane.
société
occulte La Licorne noire. Plus de doute possible. Il existe nécessairement un lien entre ces deux affaires alambiquées. Il ne sera pas le seul à disparaître. Richard Gaétan, la couturier
des élégantes parisiennes, finira de la même manière que son compère de La Licorne noire. Même fin pour Absalon Thomassin, artiste au Cirque d'Hiver. Outre le fait d'appartenir à cette
fumeuse société secrète traitant de paranormal, un autre point commun les liait tous : celui de courir les femmes, chacun à leur manière. "Chacun sait que Richard Gaétan exerçait le droit de
cuissage sur ses employées, quant au baron de La Gournay, il hantait aussi bien les couloirs des maisons de couture que celles de l'Opéra et des Folies Bergères".
plus grand nombre. Au détour des pages on rencontre les
compositeurs Satie et Debussy, le poète Mallarmé, l'écrivain Huysmans, tous férus d'ésotérisme ; mais aussi les peintres Toulouse-Lautrec,
Bonnard ou Vuillard. En guise de postface, l'auteure présente un panorama de tous les grands événements de cette année 1894. La style est populaire, gouailleur, fleuri et
poétique sans jamais être vulgaire. J'ai eu la brillante idée de commencer par le dernier tome de la série. Ce qui a eu pour conséquence d'être un peu perdue au milieu de tous ces personnages et
de leurs habitudes. J'assume, sans regret. Le prochain Claude Izner, sera le premier de la série. Dont acte.| Juillet 2009 | ||||||||||
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